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Publié le 28 Octobre 2013

Un déjeuner carnivore à la Panfoulia

C'est un dimanche de début octobre, en me baladant à Paris avec des amis dijonnais, que j'ai découvert la Panfoulia. Je voulais essayer mon nouvel appareil photo en extérieur - jusqu'à présent, il m'avait surtout servi en cuisine - et, profitant du soleil, j'avais accompagné mes amis, mon appareil photo autour du cou et le nez en l'air, comme une vraie touriste fraîchement débarquée (depuis trois ans déjà) à Paris.

Un peu par hasard, nous nous sommes retrouvés à la Panfoulia pour déjeuner. Le hasard fait bien les choses : j'ai beaucoup apprécié ce restaurant, avec sa décoration sobre et son service efficace. Lorsque nous sommes arrivés, toutes les tables étaient prises (dimanche ensoleillé oblige), mais des clients allaient partir. On nous a fait assoir sur une petite table en attendant qu'une table plus commode se libère. 5 minutes plus tard, nous voilà installés à l'étage et au calme.

Un serveur arrive rapidement avec les menus. Nous en profitons pour commander de l'eau et du vin, puis plongeons le nez dans nos menus. Le menu est plutôt alléchant : des salades, des plats de viande et beaucoup de burgers. Comme je partais à Chicago le week-end suivant, je voulais éviter le burger. Après moults hésitations entre la salade indienne, le tartare et le Pepper Burger (j'ai bien failli me laisser tenter!), je me décide pour le tartare de boeuf. Mes amis optent pour un burger 'Mascarpone & Gorgonzola' et une entrecôte.

Nous discutions lorsque les plats sont arrivés, et je ne me souviens avoir attendu particulièrement longtemps, même si le restaurant était bien rempli. Nos plats sont accompagnés d'une petite salade verte avec quelques rondelles de tomate et de concombre, et d'un cornet de frites de taille honorable.

Un déjeuner carnivore à la Panfoulia

L'entrecôte est de belle taille, bien cuite est très appétissante. Très aimablement, ma voisine me donne un morceau de son entrecôte, que je suis dans l'obligation de goûter pour faire une critique la plus exhaustive possible. L'entrecôte est aussi bonne que belle, bien juteuse et encore rosée à coeur.

Un déjeuner carnivore à la Panfoulia

Le burger, à cause du mascarpone - ingrédient assez inhabituel pour un burger - attise notre curiosité. Rapidement, nous comprenons que les portions sont conséquentes dans ce restaurant, car le burger est lui aussi de taille honorable. Le mascarpone est clairement mis à l'honneur, trônant au-dessus du steack et entrouvrant le bun supérieur. Toujours dans un intérêt purement journalistique, je goûte le morceau de burger que l'on me propose. La viande est bonne, le pain est bien meilleur que le bun de base que l'on peut trouver en supermarché, le gorgonzola est bien présent, et le mascarpone - que je garde pour la fin - est très bon. Par contre, je n'arrive pas à concilier la texture du mascarpone avec celle du steack. C'est une vision très personnelle, mais j'associe plutôt le mascarpone à du sucré (ou à la rigueur avec une préparation froide pour farcir des choux salés). Mais les ingrédients de bonne qualité du burger laissent un bon présage pour les autres burgers de la carte.

Un déjeuner carnivore à la Panfoulia

Mon tartare, d'aspect très engageant, est bien assaisonné, peut-être légèrement trop, mais - vous l'aurez vraisemblablement compris - cela ne me dérange pas. Derrière les épices, la viande hachée est bonne, mais il est vrai qu'il est difficile de juger une viande avec autant de condiments. Cependant piocher dans l'assiette de mes voisins m'a donné un avis favorable sur la viande servie à la Panfoulia, et je trouve ce tartare très réussi.

Un déjeuner carnivore à la PanfouliaUn déjeuner carnivore à la Panfoulia

Pour le dessert, nous nous décidons tout trois pour la panna cotta. Je tiens à vous préciser que mon expérience en terme de panna cotta est assez limitée : la première panna cotta que j'ai goûtée (je ne compte pas les panna cotta de grande distribution) est celle du self de mon entreprise. D'après une collègue, fan de ce dessert, elle est très bonne. Ma référence est donc plutôt élevée.

La panna cotta est présentée dans des petits pots de verre, et surmontée de trois coulis différents : chocolat, caramel et fraise. Les trois coulis n'ont pas le goût artificiel auquel on aurait pu s'attendre. J'ai une légère préférence pour le chocolat, contrairement à mes camarades de tablée qui oscillent entre le caramel et la fraise. Sous ces coulis, la panna cotta est bien ferme. Quelques grains de vanille se détachent de la blancheur de la crème. A la dégustation, la panna cotta, pas trop sucrée, fond dans la bouche en diffusant un agréable parfum de vanille : un délice!

C'est donc sur un certain lyrisme et l'estomac bien rempli que nous quittons le restaurant, parmi les derniers clients du service de midi. Je ne peux que vous recomander ce restaurant, à l'ambiance sympathique et proposant des plats très bons à des prix tout à fait corrects : comptez environ 15 euros pour un burger et entre 5 et 10 euros pour le dessert.

Un déjeuner carnivore à la Panfoulia

Avant de vous quitter, j'aimerais vous faire part d'une cause qui me tient à coeur. Après le repas à la Panfoulia, mes pas m'ont menés à côté d'une chocolaterie (Jadis & Gourmande de son petit nom) qui diffusait un message qu'il m'a semblé important de vous faire partager. Je vous laisse méditer sur la phrase en question :

Un déjeuner carnivore à la Panfoulia

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Rédigé par Tomate Melba

Publié dans #Restaurants & Chroniques culinaires

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Publié le 21 Octobre 2013

Je reviens de trois jours de voyage à Chicago. Trois jours, c'est court pour un  voyage comme celui-là : d'une part, parce qu'à Chicago, il y a une multitude de choses à voir/faire/écouter/regarder/goûter ... et d'autre part, parce qu'encaisser 7 heures de décalage horaire dans un sens puis dans l'autre relève de la torture aussi bien psychique (le manque de sommeil se fait sentir) que digestif (l'estomac ne sait plus très bien si le bagel aux oeufs qu'il ingurgite est un petit-dejeuner qui servira également de déjeuner ou un goûter-dîner tardif).

C'est donc complètement crevée - mais ravie du voyage - que je vous rédige cette chronique, qui inaugure une nouvelle rubrique de mon blog : elle regroupera des avis sur des restaurants que j'ai pu faire, ainsi que quelques chroniques de voyage - fortement orientés vers la gastronomie locale, blog de cuisine oblige. 

Three days in Chicago

Chicago est une ville extrêmement variée, aussi bien d'un point de vu architectural que culturel. L'histoire de Chicago s'articule autour du grand incendie de 1871, qui a complètement dévasté la ville, donnant aux architectes de l'époque l'opportunité de construire bâtiments et gratte-ciels en explorant leurs idées nouvelles. J'arrête ici le cours d'histoire. Cette (très) brève introduction explique la variété de style dans l'architecture de Chicago et l'intérêt que cela représente pour une photographe débutante comme moi. 

En arrivant là-bas, j'ai tout de suite dégainé mon appareil photo et pris quelques clichés. Très rapidement, une question m'est venue à l'esprit : comment diable peut-on cadrer une photo dans cette ville ? Déjà, photographier un gratte-ciel, ce n'est pas évident. Mais quand il y en a plusieurs qui, en plus, s'agglutinent autour de vous, vous empêchant de prendre du recul pour obtenir un cadrage correct, cela devient un vrai casse-tête. 

Mon guide préconisait de s'inspirer des cadrages des cartes postales. J'ai préféré développer ma propre technique, toute personnelle et d'un esthétisme discutable. Ci-dessous, quelques clichés type 'Tour de Pise'.

Three days in Chicago
Three days in Chicago

Photographier les rues ou la Chicago River permet d'obtenir deux portraits d'immeubles pour le prix d'un. 

Three days in Chicago
Three days in Chicago

Il est écrit dans tous les guides que les rues de Chicago sont venteuses. Il faut aussi préciser que l'air y est très humide à cause du voisinage du lac Michigan. Pendant ces trois jours, je me suis baladée en cashemire, parka à capuche en (fausse) fourrure et gants (impossible de mettre mes mains dans mes poches, car je tenais l'appareil). 

Pour se réchauffer, rien de tel que la gastronomie locale. Je dis gastronomie, mais je devrais plutôt préciser fast-food. En effet, mes compagnons de voyage et moi n'avons pas essayé les 'grandes tables' indiquées par les guides. Nous avons plutôt cherché à goûter à tous les clichés que nous avions sur la street-food américaine : hamburgers, hotdog, pizzas, j'en passe et des plus gras.

J'ai mangé mon premier hamburger chicagoan au Billy Goat Tavern. Le hamburger est servi dans un cadre qui vaut le détour. On accède au restaurant par un escalier qui nous emmène sous le trottoir, dans un décor digne des films sur la mafia américaine. 

Three days in Chicago
Three days in ChicagoThree days in Chicago

Nous avons été très bien accueillis. Devant notre anglais en rodage (c'était notre première soirée à Chicago), la vendeuse a été très patiente, et nous a tout expliqué avec le sourire. A l'intérieur, la salle est pleine de photos de célébrités venues déguster le fameux cheezborger (du moins, c'est ce que nous avons supposé en voyant des photos avec autographes). En parlant du burger, justement, il est certes bien meilleur que dans une chaîne de fastfood type MacDonald, mais je ne l'ai pas trouvé extraordinaire. Ceci dit, de mon groupe, je devais être la seule à avoir cette impression car mes compagnons de voyage l'ont trouvé très bon. 

Si vous avez l'occasion d'aller à Chicago, n'hésitez pas à faire un tour au Billy Goat Tavern pour vous faire votre propre idée sur ce burger. Ne serait-ce que pour l'ambiance de bar-de-quartier, vous ne serez pas deçu!

Three days in Chicago
Three days in ChicagoThree days in Chicago

J'ai dégusté mon deuxième hamburger le lendemain midi, au Museum Café de l'Art Institute (équivalent du Louvre à Chicago). Le musée est très grand, et il vaut mieux prendre son temps pour le visiter. Entre deux expositions, nous avons déjeuné dans ce self, qui propose une grande variété de plats et de sandwichs. J'ai opté pour le burger, qui présentait bien.

Au stand, on vous demande la cuisson de votre burger (j'ai appris que saignant se dit 'rare', en anglais, peut-être parce qu'il n'y a que les étrangers pour manger du boeuf encore rouge). Puis, vous choisissez entre plusieurs ingrédients additionnels (autant que vous voulez, j'ai l'impression). Le choix est assez vaste : en plus des classiques cheddar, salade, tomates et oignons, vous trouverez du guacamole, diverses sauces à base de mayonnaise ou de crème, des pickles de poivron, du cornichon et même un mélange brunâtre à base de bacon, d'aspect plutôt louche, mais pas mauvais (devant nos mines interrogatives, le chef n'a pas hésité à nous faire goûter la sauce). J'ai opté pour un burger au guacamole/tomate/poivron/salade.

Three days in Chicago

Le burger était délicieux : la viande cuite comme il faut, le guacamole légèrement épicé et le pain, qui ne venait pas d'un emballage sous vide, bien moelleux, Par contre, les frites de polenta, que j'ai voulu goûter en accompagnement (ma curiosité me perdra), ne présentent aucun intérêt.

Three days in Chicago
Three days in Chicago

Un autre fleuron de la street-food à Chicago est la pizza. La pizza de Chicago est une pizza qui se prépare dans un moule creux, comme une tarte. Elle peut être à fond mince ou épais.

C'est en se faisant refouler d'un concert de jazz que nous avons échoué à l'Exchequer, et que nous avons goûté à ces fameuses pizzas. Nous avons eu le choix entre plusieurs garnitures - à composer soi-même ou à piocher dans celles déjà proposées - plusieurs pâtes à pizza et plusieurs tailles de pizzas différentes. Commande est faite de trois petites pizzas à pâte épaisse avec trois garnitures différentes, que nous nous sommes partagés à cinq (ce qui s'est révélé largement suffisant).  

Three days in Chicago

Au bout d'une demi-heure (temps nécessaire à la cuisson des pizzas), les trois pizzas arrivent, couvertes, que dis-je, débordantes de fromage. Heureusement, le goût assez discret du fromage ne noie pas totalement la garniture et les trois pizzas se révèlent plutôt bonnes. Une déception cependant, la pâte n'est pas aussi épaisse que ce à quoi je m'attendais. 

Three days in Chicago

Pour finir sur une note sucrée, je vous parlerai cheesecake, et plus précisément de la Cheesecake Factory

Lors de mon voyage à New York, j'avais goûté au cheesecake de Junior's, que j'avais trouvé fameux. Nous décidons d'aller déguster son confrère de Chicago un samedi en fin d'après-midi, alors que Michigan Avenue grouillle de shoppeurs effrénés. A notre arrivée au restaurant, on nous annonce qu'il ne reste plus une table de libre, et qu'il faudra attendre une heure avant qu'une place ne se libère.

Three days in ChicagoThree days in Chicago
Three days in Chicago
Three days in ChicagoThree days in Chicago

Qu'à cela ne tienne, nous tenons à notre cheesecake et décidons de prendre un cheesecake à emporter. La demi-heure de queue au comptoir (qui ne nous a pas découragée) laisse le temps pour choisir entre la grande variété de cheesecake. Cela va des saveurs classiques (chocolat, citron, framboise) aux plus originales (ananas, dulce de leche ou encore citrouille). Après moult hésitations (je suis gourmande), j'opte pour l'Original Cheesecake, histoire de pouvoir comparer avec l'Original cheesecake goûté chez Junior's. 

La pâte du cheesecake est craquante et son goût de cannelle pas trop prononcé. Le cheesecake en lui-même est très bon, légèrement acide, ce qui fait tout le charme de ce dessert. Par contre, la consistance du cheesecake n'est pas assez dense à mon goût. Je lui préfère celle du cheesecake de Junior's, plus ferme. De plus, le cheesecake est recouvert de crème chantilly, ce qui n'est pas indispensable.

Three days in Chicago

Je vous rassure : ma visite de Chicago n'aura pas été que culinaire. Entre deux restaurants, j'ai pu trouver le temps de me balader dans la ville, de me perdre à la recherche de Union Station, d'assister à un match de basket opposant les Chicago Bulls aux Indiana Pacers, de visiter deux musées, de monter au sommet de la Willis Tower et du John Hancock Center, et de faire une balade en segway (assez amusant, mais frigorifiant). La preuve en images .... 

Three days in Chicago
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Rédigé par Tomate Melba

Publié dans #Restaurants & Chroniques culinaires, #Voyages

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